Divertissement

Publié le par gribouille

Combien de solitudes, de coeurs écorchés qui vont errant sur les parquets cirés des milongas ? Combien de maladresses et de mal de vivre ? De mal en point ? De mal en pis.

Je les regarde avec leur sourire de façade tenter de cacher leur misère, avec leurs mises apprêtées s'essayer à une élégance d'un soir, leurs talons aiguisés prêts à fendre dans la chair triste qui les abandonne.

Les voici, hommes, femmes, qui rejoignent leur main pour conjurer la vacuité de l'existence. Prends ma main, et faisons quelques pas ensemble dans la vie, un bout de chemin qui tourne en rond, ne mène nulle part, à la cumparcita qui sonne une fin.

Certains ne repartiront pas seuls. Il y a dans le monde du tango, secrètement ou non, des couples qui se forment, pour une nuit ou plus, on espère toujours rompre dans un corps à corps fievreux le mal de la solitude. Le tango, premice ou substitut. Une échappée, qui nous éloigne de notre mort, pour, les lumières éteintes, les chaussures délassées, nous rappeler combien la fatigue peut être pesante.

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