L'homme à la barrette

Publié le par gribouille

Attention mesdames ! Il sévit quelques fois dans les milongas parisiennes ( quoiqu'il doive être d'ailleurs, d'une autre planète sans doute). Un cheveu indiscipliné, un épi rebelle, une mèche folle ? Et, aussi sec, devant vos yeux ébahis, il vous extirpe de sa poche, tel un pervers son braquemart de sa braguette, l'arme fatale, sans nulle autre pareille pour tenir sous sa coupe les plus échevelées : la barrette. De grâce, aplatissez cette tignasse qui dérange notre tête à tête et irrite ma narine, dérobez à ma vue ce cheveu que je ne saurais voir. Quoi ? On se laisserait déborder par une tête bouffante ou moutonnante !

Vous pouvez, mesdames, bien sur accepter la proposition. Mais céder au premier venu, est-ce bien raisonnable ?

Et puis la prochaine fois ça sera quoi ? Le stick de déodorant ? Le soutien-gorge rembourré ? Les gants Mappa ?

Non. Résistons, soyons fortes dans l'adversité. Laissons nos chevelures libres et sans attaches. Restons nous-mêmes.

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alain 11/08/2015 12:47

Jamais je ne danserai le tango, jamais je ne porterai de barrette.
J'espère toujours la liberté. Au besoin, si je n'en prive personne, je la prends.
"braquemart" en bonne place et cheveux rasés.
Bonnes vac'

gribouille 11/08/2015 15:01

Quoi de plus beau qu'un tango libre ?
Ne jamais dire jamais....

ClauClau 07/08/2015 11:09

Un pervers à la barrette, dites-vous ?
Non, je ne l'ai pas encore rencontré ! Des pervers, il y en a quelques uns, rares quand même heureusement au Tango ! Des mous du cerveau (encore au"stade anal" sûrement) qui vous dégainent des phrases salaces en guise de virilité, et qui se prennent pour des Don-Juan....
Mais ce qui compte dans l'histoire, c'est qu'à l'instar des automobilistes qui clignotent des phares pour
avertir des méchants radars, c'est cette solidarité féminine qui fait que sans même leur jeter un cil, nous nous mettrons à cligner des yeux pour signaler à nos consoeurs du tango qu'un "suspect" s'est infiltré parmi les danseurs. Un nouveau code de Milonga est né, Mesdames : " clignement d'yeux" = attention danger !...

gribouille 11/08/2015 14:57

Belle description des pervers.. à compléter toutefois : j'en ai rencontré un une fois en milonga qui ne parlait pas lui, il n'était pas dans la séduction, non : tout simplement dans l'action, à mettre les mains là où il fallait pas. Sacrément gonflé !
Je n'ai pu avertir personne. Je dirais bien, pour expliquer mon silence, que je ne connaissais pas les femmes qui étaient là, mais la vérité est qu' un mauvais génie m'a titillée : tais toi, et regarde comment les autres vont réagir. Mais pas une seule gifle, aucun esclandre. Ah ! Etaient-elles consentantes ? Complices ? Toutes ? Le garçon était pas mal : avaient-elles succombé à son charme ? Mystère...