L'ombre portée

Publié le par gribouille

Dans l'ombre portée, incessamment déportées, comme dans le sillage d'un bateau, les effluves de nos désirs impalpables, une émanation de notre plaisir à danser, désirs insoumis,  juste devinés dans un abrazo toutes voiles dehors, avec à la proue nos deux mains enlacées et qui ne veulent se désunir, encordement en suspension dans la houle musicale d'une valse. J'aime naviguer à l'aveugle, portée par tes pas, j'aime, danseur talentueux, quand tout va, et se plie sans forcer, s'enchaine sans rompre, se lie et se délie, et tourne, nos deux bustes  accordés sur un bandonéon complice. J'agrée le turgescent gréement de ton axe, agrémente mon assentiment silencieux, nos deux corps en phase sans emphase, danseur talentueux, qui sait garder jusqu'au bout son cap sans faiblir ni fléchir, nos deux têtes inclinant l'une vers l'autre, soutiens de nos émois, en nous tournoyant le mirage d'un monde en apesanteur, océanique, qui  pulse , au plus loin dans nos artères, dans les abysses de nos corps , l'esprit libre dans une étreinte, toute de micro séismes traversant nos chairs unies, nos chairs unies, nos chairs unies, nos chairs unies............................................

 

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ALAIN RUELLAN 14/08/2017 14:32

tu sembles être "heureuse d'avoir trouvé un chez toi provisoire", belle expression que tu utilisas dans un précédent article (une histoire de débardeur). Bel article que ce cliché d'ombre portée.

gribouille 14/08/2017 17:31

Le provisoire n'est justement que passage, comme tout d'ailleurs l'est, en cette "branloire pérenne". Enfin je m'envole ce soir pour l'Italie, mon pays de cœur, un autre chez moi que je n'ai pas vu depuis des lustres (oui, j'ai compté, au moins deux). J'espère découvrir comment les italiens dansent entre eux.