Des bleus à l'âme et un jeans troué

Publié le par gribouille

En marge du festival, à Montreuil...

...tellement en marge, que j'ai du faire des pieds et des mains pour trouver un danseur. J'ai ouvert mes bras, et mon cœur : Venez à moi, n'ayez pas peur. Rien à faire. Les bras en croix, je suis restée là, abandonnée de tous.  Ce devait être mon jeans troué, ou alors c'est parce que vraiment il n'y avait personne. Y a quelqu'un ?  Ai tenté la mise à l'encan. A la criée : ohé, je suis là ! une tenda contre une bière. La bière, je l'ai vue tout en sapin, du prêt à porter premier prix. Si ça continuait ainsi, à attendre sans voir âme qui vive, même mes parents n'allaient plus me reconnaître. J'ai invoqué les dieux du tango, ai tenté une petite danse pour faire venir le chaland.

Et miracle ! il est venu !

Et puis la lumière s'est allumée. L'orchestre est arrivé. Les gens aussi. Le monde a recommencé à tourner rond.

 

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